Tout savoir sur l’actinidia de Chine (Kiwi)

L’actinidia de Chine, ou groseille de Chine, ou yang tao, ou encore souris végétale à cause de son aspect, est un fruit plus connu sous le nom de kiwi. Vous souhaitez tout savoir sur l’actinidia de Chine ?

C’est d’ailleurs son appellation commerciale. Autrefois fruit de luxe importé de Nouvelle-Zélande, le kiwi est désormais produit en France (Corse et Sud-Ouest principalement). La plante, vulgarisée depuis 1965, figure maintenant dans tous les catalogues de pépiniéristes.

Tout savoir sur l’actinidia de Chine : Exigences

L’actinidia de Chine préfère les climats tempérés, non pas parce qu’il redoute les gelées hivernales sévères (il résiste à coup sûr jusqu’à – 30°C) mais parce qu’il est sensible aux gelées printanières. Celles-ci risquent en effet, si elles sont un peu fortes, de détruire, non seulement la floraison, mais une partie des pousses : la végétation repart, mais la récolte de l’année est perdue !

Réservez donc à l’actinidia une bonne exposition, un mur à l’Ouest par exemple. Il redoute également les vents forts, ses longs rameaux étant fragiles à leur point d’insertion tant qu’ils ne sont pas palissés. Il a donc besoin d’un endroit abrité. Quant au sol, il apprécie tout particulièrement les sols limoneux fertiles et frais, plutôt légers, profonds, très perméables car il craint l’humidité stagnante.

Il ne supporte pas le calcaire, surtout en terrain superficiel. Il y est rapidement atteint de chlorose et sa végétation est très réduite.

Tout savoir sur l’actinidia de Chine : Description

L’actinidia de Chine est une liane vigoureuse dont les rameaux peuvent s’allonger de plusieurs mètres dans la saison. Les jeunes pousses sont très velues. Les feuilles sont arrondies, cordiformes, légèrement velues, rêches au toucher. Les fleurs sont grandes, en coupe, blanc ivoire puis blanc jaunâtre, assez décoratives (juin). Les fleurs mâles et les fleurs femelles ne sont pas portées par une même plante.

Pour obtenir une fructification, il faut donc planter au moins un couple (“mâle” et “femelle”) mais sachez qu’un sujet mâle peut suffire pour la fécondation des fleurs de 5 à 6 sujets femelles.

Les fruits sont de couleur brun-roux, velus, de grosseur variable selon les variétés : de 25 g environ chez l’espèce type à 100 g et plus chez certaines variétés.

Ils sont cueillis juste avant les premières gelées (fin octobre en région parisienne) et placés au frais (+5°C), en atmosphère pas trop sèche pour éviter qu’ils ne se rident.

La maturité intervient assez rapidement, mais la conservation peut s’étaler sur tout l’hiver.

Le fruit est mûr lorsque la chair cède sous une légère pression du doigt (comme pour la poire ou la pêche). L’épiderme, très fin, s’enlève facilement, ainsi qu’une partie dure qui prolonge la pétiole. La pulpe, qui renferme de nombreuses graines noires, très fines, est fondante, sucrée, acidulée ; sa saveur rappelle un peu celle de la groseille à maquereau, du raisin et de la figue.

C’est aussi l’un des fruits les plus riches en vitamine C, beaucoup plus que le citron ou le cassis. Il renferme aussi diverses autres vitamines des groupes A et B ainsi que des oligo-éléments.

Ses utilisations sont nombreuses : fruits frais, tartes et autres pâtisseries, salades de fruits et même confitures dont le goût rappelle celle de tomates vertes.

Tout savoir sur l’actinidia de Chine : Des supports nécessaires

L’actinidia de Chine, dont les branches plus ou moins volubiles s’enroulent sur leur support, est utilisé, comme toutes les plantes grimpantes, pour garnir murs et pergolas de préférence, mais aussi tonnelles et portiques.

Il est important de prévoir beaucoup d’espace : un mur de 8 à 10 m de long sur 3 à 4 m de haut convient pour deux sujets. Prévoyez aussi de forts piquets de fer et un réseau de gros fil de fer plastifié pour y palisser les branches au fur et à mesure de leur développement. A la rigueur, si la place vous manque, le mur peut être réservé au sujet femelle, alors que le sujet mâle se contentera d’un fort pylône. L’idéal est une solide pergola ; les innombrables fruits qui pendant des branches en septembre-octobre la rendront spectaculaire à cette époque de l’année.

La distance de plantation varie selon le support : 6 à 8 m le long d’un mur ou d’un grillage, 4 à 6 m pour une pergola.

Tout savoir sur l’actinidia de Chine : Taille

Elle est un peu fonction de la vigueur de la plante dans le sol considéré. Au cours de premières années, les branches sont simplement réparties et guidées sur le support mais, si la vigueur est normale, l’encombrement survient très vite. Il faut donc couper les branches secondaires à 1 m de longueur environ et renouveler l’opération l’année suivante pour les rameaux qui en sont issus. Les supprimer lorsqu’ils ne produisent plus pour les remplacer par d’autres. Les branches charpentières âgées sont supprimées, soit à la base, soit au-dessus du départ d’une pousse vigoureuse.

Ces tailles doivent intervenir en plein hiver (décembre-janvier) en dehors des périodes de gelées car, en fin d’hiver, les écoulements de sève importants risquent de fatiguer la plante.

Lorsque la vigueur est excessive, une taille “en vert” peut intervenir : on coupe alors les branches fructifères 5 ou 6 feuilles au-delà du dernier fruit.

Tout savoir sur l’actinidia de Chine : Plantation

Plantez à mi-octobre et protégez la plante d’un manchon de paille au cours du premier hiver.

Pour éviter les dégâts qui pourraient être causés par le vent, attachez les branches au fur et à mesure de leur croissance sur le support. Arrosez copieusement du départ de la végétation jusqu’en juillet, beaucoup moins d’août à septembre.

La fumure doit être importante, compte tenu de la vigueur de la plante et de l’importance des récoltes sur un sujet adulte. Elle est apportée en automne et enfouie à l’occasion des façons culturales. utilisez par exemple l’engrais arbres.

Tout savoir sur l’actinidia de Chine : Production et variétés

La mise à fruit a lieu en principe deux ou trois ans après la plantation et augmente chaque année pour atteindre son maximum au bout de 15 à 20 ans : plusieurs dizaines de kilos par plante.

L’actinidia de Chine commun (le type botanique) mérite d’être planté : ses fruits, bien que très petits (20 à 25 g), n’en sont pas moins très savoureux.

Cependant, les variétés suivantes, issues de travaux de recherche, sont beaucoup plus répandues :

Hayward : Le fruit atteint et dépasse 100 g. Il est gros, trapu, un peu aplati. Variété moyennement productive.

Abbot : Fruit oblong, de 50 à 70 g.

Bruno : Fruit allongé, cylindrique, de 50 à 70 g. Production très abondante.

Monty : Fruit tronconique, poids moyen : 50 à 70 g.

Solo : Fruit oblong, de petite dimension. Variété autofertile, un seul pied suffit pour obtenir des fruits.

Une autre espèce, l’actinidia melonandra, appelée actinidia d’été, mérite l’attention. Il produit en septembre des fruits gros comme des bigarreaux, d’un beau vert. Il n’est pas nécessaire de les éplucher et leur saveur est voisine de celle du kiwi. Toutefois, ils ne se conservent pas.

Tout savoir sur l’actinidia de Chine : Parasites et maladies

Heureuse plante qui ne se connaît pas d’ennemis ! Il est bon toutefois de surveiller le feuillage lorsque la plante est adossée à un mur très exposé au soleil, à cause d’une invasion possible d’araignées rouges.

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