Tout savoir sur l’artichaut

Cette grande plante vivace forme une forte touffe de longues feuilles très découpées naissant directement d’une souche souterraine et atteignant plus d’un mètre de hauteur. La partie comestible de ce légume est son inflorescence ou “capitule”, dont la base des bractées et le réceptacle qui les porte sont charnus et tendres au début de leur développement. Vous souhaitez tout savoir sur l’artichaut ?

Tout savoir sur l’artichaut : Multiplication

Le semis ne donnant que des plants très disparates, le moyen de multiplication utilisé est “l’œilletonnage”.

Les “œilletons” ou “rejets” sont des poussent qui naissent de la souche et qui sortent de terre à la base des vieux pieds.

Tout savoir sur l’artichaut : Particularités de la végétation

L’artichaut est rustique dans une bonne partie de la France sous réserve de bénéficier en hiver d’un buttage et d’une couverture qui le protègent des froids.

Il est pas contre très sensible à la pourriture, surtout durant sa période de repos végétatif. La conjugaison de l’humidité et du froid provoque fréquemment la pourriture en hiver.

Pour éviter le confinement, retirez la couverture dès que possible.

Tout savoir sur l’artichaut : Sol – Fumure

L’artichaut aime les terres assez fortes, profondes, fraîches mais suffisamment bien drainées pour éviter la pourriture.

A l’automne précédant la plantation, labourez profondément ou, mieux, “défoncez” à double jauge en enfouissant par m² :

  • 4 à 5 kg de fumier ou compost bien décomposé ou 200 g de compost déshydraté.
  • 100 g d’engrais de fond.

Tout savoir sur l’artichaut : Culture

Préparation des œilletons

Dégagez avec précaution les œilletons dès fin mars lorsqu’ils ont atteint une vingtaine de centimètres, et détachez-les à l’aide d’une serpette ou d’une spatule en bois.

En plus de la pousse herbacée, ils doivent comporter à leur base un “talon”, c’est à dire un fragment de souche de 3 à 4 cm de longueur et pourvu si possible de quelques radicelles.

Très souvent les plants que l’on achète sont en godet, ce qui assure une meilleure reprise.

Plantation des œilletons

Plantez les œilletons au fur et à mesure de leur préparation afin qu’ils ne dessèchent pas. Mettez les en place à 1 m de distance en tous sens, en enterrant juste le “talon” et en tassant bien la terre. Pour palier les éventuels défauts de reprise, plantez deux œilletons par emplacement. Si les deux reprennent, la touffe n’en sera que plus importante.

Aménagez une “cuvette” au pied des plants et arrosez copieusement.

Pour avancer l’entrée en production, plantez les œilletons en septembre dans des godets de 10 cm que vous hivernerez sous châssis froid. Vous pourrez ainsi les planter en motte dès la mi-mars.

Dans le midi, la plantation peut aussi être effectuée en août.

Culture de première année

Les artichauts n’occupant pas, le premier été, tout l’espace leur étant dévolu, occupez le terrain avec des cultures provisoires : radis et laitues, chicorées, choux d’été et d’automne, etc…

Bien soignés, les œilletons plantés au printemps peuvent produire quelques capitules à partir de fin août.

En automne, avant les premières gelées, coupez les tiges florales près du sol, raccourcissez les plus longues feuilles et liez celles du centre sans les serrer.

Buttez les touffes ainsi préparées, par temps sec, sur 20 à 25 cm de hauteur, sans faire pénétrer la terre dans le cœur des touffes afin d’éviter la pourriture. A l’approche des grands froids, paillez les touffes (ou étalez des feuilles peu putrescibles (platane), de la fougère, etc…) mais n’oubliez pas d’aérer par période de temps doux et sec.

Culture ultérieure

En début mars de cette seconde année, enlevez définitivement la couverture isolante et débutez les pieds. Vous découvrirez ainsi les œilletons qui ont poussé sur chaque pied ; ne laissez que les deux plus beaux. Utilisez les meilleurs des autres pour les replanter et renouveler jusqu’à un tiers de votre plantation. En agissant ainsi, vous culture sera renouvelée tous les trois ans. Attention cependant, ne replantez pas d’artichaut au même emplacement avant 4 à 5 ans.

Les soins à prodiguer sont identiques à ceux de la première année. Conservez vos plants une troisième année, toujours suivant la même méthode, puis arrachez-les en automne.

Tout savoir sur l’artichaut : Fertilisation

Après la plantation des œilletons, dès que la reprise des plants est assurée, stimulez la végétation en épandant 50 à 60 g/m² d’engrais et renouvelez cet apport après chaque récolte au printemps.

Après œilletonnage (prélèvement des œilletons), fertilisez les œilletons restant sur le plant : labourez l’interligne à la fourche bêche en enfouissant une fumure d’entretien.

Tout savoir sur l’artichaut : Récolte

Une touffe composée de 4 œilletons peut donner successivement 4 gros capitules terminaux et huit “ailerons”. Récoltez-les quand leur bractées commencent à s’écarter les unes des autres au sommet de l’inflorescence.

Tout savoir sur l’artichaut : Utilisations

On consomme, soit crus, soit cuits, la base des écailles et le réceptacles ou “fond d’artichaut”. On choisit de préférence les jeunes têtes qui sont plus tendres pour les manger crues à la vinaigrette, conservant les plus développées pour les consommer cuites, accommodées de différentes façons.

Tout savoir sur l’artichaut : Variétés

Elles sont peu nombreuses et correspondent généralement à des formes régionales que vous avez intérêt à adopter lorsque l’expérience prouve leur bonne adaptation locale.

Artichaut Gros Vert de Laon : Le plus résistant au froid. Il produit des capitules larges dont les écailles sont nettement écartées.

Camus de Bretagne : Porte des têtes plus rondes et compactes, à écailles serrées. Il est très cultivé dans l’Ouest mais réussit jusqu’en Île-de-France.

Violet de Provence et Blanc Hyérois : A capitules plus allongés, sont spécifiques du Midi.

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