Serre froide ou serre chaude ?

Selon l’utilisation attendue de votre serre, vous n’opterez pas pour la même taille ni le même type d’installation. Mais alors quelle est la différence entre serre froide ou serre chaude ?

Serre froide ou serre chaude : La serre froide

Le seul effet de serre permet de retenir à l’intérieur de l’abri les radiations infrarouges rayonnées par le sol et les plantes “chaleur obscure”.

Dans ce type d’abri, non chauffé, la température sera toujours supérieure à celle régnant à l’extérieur, ce qui assure déjà une protection intéressante à nombre de végétaux.

Mais cette protection peut s’avérer insuffisante par fortes gelées, pour les plantes gélives.

Serre froide ou serre chaude : La serre chaude

Chauffer une serre permet de créer artificiellement un climat propice à la culture de certaines espèces.

C’est la température minimale que vous parviendrez à assurer en hiver pendant la nuit, par des froids d’intensité maximale qui déterminera le niveau de rusticité des espèces à y installer.

Serre froide ou serre chaude : Quelles espèces pour quelle serre ?

En serre froide

Les plantes gélives et autres arbustes de la Côte d’Azur, d’Afrique du Sud ou de climats similaires, se contentent en hiver de 7 à 8°.

La plupart de ces plantes supportent des minima à peine supérieurs à 0°C, pourvu qu’ils ne soient pas trop prolongés.

En serre chaude

Les espèces exotiques d’origine tropicale ou équatoriale réclament soit une serre tempérée (minimum de 14 à 16°C), soit une serre chaude (minimum de 18 à 20°C), selon leur climat d’origine.

Également, de nombreux semis réclament une température de 15 à 20°C.

Serre froide ou serre chaude : Gérer une serre trop chaude

Dès la fin de l’hiver, lorsque le soleil est plus haut sur l’horizon, la serre peut atteindre des températures trop élevées pour la végétation.

Il est alors indispensable de rafraîchir l’atmosphère intérieure.

L’aération statique

Tous les modèles de serres sont pourvus d’ouvertures réglables, sous forme de châssis à tabatière placés au faîte de l’abri, lieu d’accumulation de l’air chaud. La surface totale des ouvertures gagne à être la plus grande possible.

L’ouverture de ces châssis peut être manuelle ou automatisée, grâce à un système simple de piston mû par la dilatation, sous l’effet de la chaleur, d’un liquide spécial.

Il existe des vasistas faits de lames horizontales orientables pour une ouverture réglable à volonté. Ces aérateurs se fixent de préférence entre la base et la mi-hauteur des parois, et servent ainsi de “prise d’air frais” aux châssis ouvrant du toit dont ils augmentent sensiblement l’efficacité.

La ventilation forcée

Il peut être nécessaire d’aérer en hiver aussi, pour éviter le confinement et les excès d’humidité, nuisibles aux plantes. La température extérieure étant généralement trop basse, l’aération sera réalisée en circuit fermé, pour ne pas refroidir les plantes.

Le plus simple est d’utiliser un petit ventilateur fixé sur le pignon opposé à la porte ou encore le flux d’air généré par un radiateur soufflant.

Mais l’aération la plus efficace est obtenue avec un extracteur du type de ceux utilisés dans les cuisines. Cet appareil aspire l’air de la serre et le rejette à l’extérieur. Ceci tend à créer une dépression qui provoque l’introduction d’air frais, plus sec, par les interstices du vitrage.

Ce dispositif peut être commandé par un thermostat réglé une dizaine de degrés plus haut que la température normale, et combattre ainsi l’échauffement excessif que peut provoquer un ensoleillement hivernal imprévu.

Une répartition inégale des températures

Lorsqu’un thermostat maintient une température fixée dans la serre, celle-ci sera néanmoins plus basse à proximité du sol, et plus haute du voisinage du faîtage, puisque l’air chaud a toujours tendance à monter.

Exploitez ces différences pour cultiver chaque espèce à l’endroit le plus approprié à ses besoins en chaleur.

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